Les services de l’état civil bloqués. La comptabilité inaccessible. Les données des administrés dans la nature. Ce scénario n’est plus réservé aux grands groupes. En effet, votre collectivité, même modeste, est une cible privilégiée. Vous pensez être à l’abri ? C’est précisément sur cette conviction que comptent les attaquants. Face à cette menace, une stratégie de cybersécurité en mairie bien structurée n’est plus une option, mais une obligation pour garantir la continuité de l’intérêt général. Car la paralysie de vos services engage directement votre responsabilité. La solution ne réside pas seulement dans la technologie, mais dans une approche rigoureuse de vos procédures d’achat, en parfaite conformité avec le Code de la commande publique (CCP).
Pourquoi la sécurité informatique des petites communes est un enjeu majeur
L’idée selon laquelle les petites structures ne sont pas rentables pour les cybercriminels est un mythe dangereux. Au contraire, elles sont souvent considérées comme des cibles faciles : moins de moyens, des compétences techniques internalisées plus rares et une sensibilisation au risque parfois insuffisante. Or, les conséquences d’une attaque par rançongiciel sont dévastatrices.
« Une cyberattaque réussie contre une mairie, c’est l’assurance d’une paralysie quasi totale des services publics essentiels, de l’inscription à la cantine à la gestion des actes de décès. La confiance des citoyens est alors rompue, et la restauration des services peut prendre des semaines, voire des mois. »
De plus, la valeur des données que vous détenez est immense. Les fichiers d’état civil, les listes électorales ou les données fiscales sont une mine d’or. La menace n’est donc pas que financière (rançon), elle est aussi juridique, avec le RGPD qui impose des obligations strictes de protection des données personnelles. La bonne gestion des deniers publics impose d’anticiper ce risque plutôt que de subir ses coûts exorbitants.
Cybersécurité Mairie : Comment le Code de la Commande Publique devient votre meilleur allié
Plutôt que de subir la menace, utilisez les outils à votre disposition pour la maîtriser. Le Code de la commande publique, souvent perçu comme une contrainte, est en réalité un levier formidable pour améliorer la performance de l’achat et renforcer votre résilience. Une démarche proactive en matière de cybersécurité pour votre mairie commence bien avant le choix d’un logiciel.
Le sourçage : la première ligne de défense de votre collectivité
Avant même de rédiger une seule ligne de votre cahier des charges, l’article R2111-1 du CCP vous encourage à réaliser un sourcing. Cette phase d’étude et de consultation du marché est cruciale. Elle vous permet de :
- Comprendre les solutions existantes et leur pertinence pour une structure comme la vôtre.
- Identifier les prestataires véritablement experts en sécurité informatique pour petite commune.
- Affiner votre besoin pour ne pas acheter une solution surdimensionnée ou, pire, inadaptée.
C’est une étape fondamentale pour garantir une dépense publique efficace et sécurisée.
Rédiger un CCTP qui protège réellement vos services
Le Cahier des Clauses Techniques Particulières (CCTP) est le cœur de votre marché. C’est ici que vous définissez vos exigences. Pour une bonne cybersécurité en mairie, ne vous contentez pas de demander un « antivirus ». Soyez précis :
- Politique de sauvegardes : Exigez des sauvegardes externalisées, chiffrées et déconnectées du réseau principal (la règle du 3-2-1).
- Tests de restauration : Une sauvegarde n’a de valeur que si elle est testée. Imposez des tests de restauration trimestriels dans votre contrat de maintenance.
- Plan de Continuité d’Activité (PCA) / Plan de Reprise d’Activité (PRA) : Le prestataire doit fournir un protocole clair en cas d’incident.
- Certifications : Privilégiez les prestataires disposant de certifications reconnues (ex: SecNumCloud pour l’hébergement de données sensibles).
Un CCTP bien rédigé est la meilleure garantie pour la sécurisation de vos achats.
Le protocole de sécurité à imprimer en cas d’attaque par rançongiciel
Malgré toutes les précautions, le risque zéro n’existe pas. Si une attaque survient, la panique est votre pire ennemie. Voici un plan d’action simple et structuré à suivre. C’est le protocole de sécurité pour vos données d’état civil après un rançongiciel et pour tous vos autres services critiques.
- Isoler immédiatement. Déconnectez du réseau la ou les machines infectées (retirez le câble Ethernet, coupez le Wi-Fi). L’objectif est de stopper la propagation du rançongiciel.
- Alerter les autorités. Ne restez pas seuls. Contactez la brigade de gendarmerie ou le commissariat le plus proche, et faites un signalement sur la plateforme gouvernementale cybermalveillance.gouv.fr. Informez également votre préfecture.
- Évaluer l’étendue des dégâts. Avec votre prestataire (si vous en avez un), identifiez quelles données sont chiffrées et quels services sont impactés. Est-ce que l’état civil est touché ? La paie ? La comptabilité ?
- Ne jamais payer la rançon. C’est la recommandation officielle de l’ANSSI. Payer ne garantit en rien la restitution des données et finance le crime organisé.
- Activer la restauration. C’est le moment de vérité pour vos sauvegardes. Lancez la procédure de restauration sur un système sain et vérifié.
- Déposer plainte. C’est une étape indispensable pour les démarches d’assurance et pour l’enquête judiciaire.
- Communiquer de manière transparente. Informez vos agents et vos administrés de la situation, des services impactés et des mesures prises. Une bonne gestion de la communication de crise est essentielle pour maintenir la confiance.
Questions fréquentes sur la cybersécurité en mairie
La première étape est de réaliser un audit simple de l’existant. Quelles sont vos données critiques (état civil, finances…) ? Où sont-elles stockées ? Comment sont-elles sauvegardées ? Cet état des lieux est le point de départ indispensable avant d’envisager toute dépense et d’initier un sourçage pour un marché public.
Il faut changer de paradigme. Ne présentez pas cela comme une dépense informatique, mais comme un investissement pour la protection des données publiques et la continuité de l’intérêt général. Calculez le coût d’une semaine d’arrêt complet de tous les services de la mairie. En général, ce chiffre est suffisamment parlant pour convaincre de la nécessité d’une action préventive.
Le protocole de sécurité pour les données d’état civil suite à un rançongiciel est strict. En plus du plan de reprise technique, vous devez immédiatement informer votre Délégué à la Protection des Données (DPO). Si des données personnelles ont fuité ou ont été détruites, une notification à la CNIL dans les 72 heures est obligatoire. La traçabilité de vos actions sera primordiale en cas de contrôle.
Conclusion : La cybersécurité, un pilier de la bonne gestion communale
En définitive, la cybersécurité n’est plus un sujet réservé aux experts techniques. C’est une composante stratégique de votre gestion, au même titre que la conformité RGAA de votre site web. Ignorer ce risque, c’est mettre en péril la continuité des services publics et exposer la collectivité à des pertes financières et juridiques considérables.
En appliquant une méthode rigoureuse, issue du Code de la commande publique, vous transformez une menace diffuse en un plan d’action maîtrisé. Et en optimisant vos procédures d’achats, vous libérez des ressources et du temps pour vous concentrer sur ces enjeux essentiels. C’est précisément la mission de PublikConnect : simplifier vos marchés publics pour vous permettre de mieux protéger votre territoire.
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